En tant que chrétiens nous ne devons pas hésiter à dire clairement ce qui fait notre foi et justifier pourquoi nous ne sommes pas catholiques. Beaucoup de protestants et de catholiques prétendent qu’il n’y a plus de différence. Affirmer le contraire est très mal vu.
En réalité, protestants et catholiques ne croient pas du tout les mêmes choses. Mais il n’est pas question de revenir aux guerres de religion. Du reste, ces guerres de religion n’en étaient pas. C’était des conflits politiques sur lesquels on a apposé l’étiquette « religion ».
En France, le roi Louis XIV voulait dans son État une seule religion. Il a pour cela armé le bras de l’Église catholique pour persécuter la Réforme. Sous le règne de Charles IX, l’Inquisition et le Massacre de la Saint-Barthélemy incarnent une volonté politique.
De même Irlandais et Anglais ont connu un conflit pour des raisons purement politiques, économiques mais pas religieuses. En identifiant clairement les différences entre la foi protestante et la doctrine catholique, nous pouvons donc très facilement écarter le reproche de vouloir raviver les guerres prétendument religieuses.
Le second argument avancé pour éviter de rappeler les différences est de dire que « ce qui nous rapproche est plus important que ce qui nous sépare ». C’est faux. Ce qui nous sépare est beaucoup plus important que ce qui nous rapproche.
Une question se pose : « Comment réagiraient aujourd’hui les apôtres Paul et Pierre ? ». Imaginons-les sur la Place Saint-Pierre à Rome ou devant la grotte de Fatima ou encore devant les textes de Vatican II. Imaginons ces apôtres, ou le Seigneur lui-même, face aux dogmes de l’infaillibilité du pape, du purgatoire, de l’assomption de Marie, etc. !
Il ne faut donc pas se taire mais énoncer clairement les différences entre les doctrines protestantes et catholiques. Se taire est une faute grave devant Dieu, devant le Saint-Esprit qui a inspiré la Bible. Aujourd’hui il est presque interdit de révéler ces différences. Il faut penser comme tout le monde. Tout cela prépare la venue de l’antéchrist puisqu’il faut que la terre tienne un langage unique, notamment religieux. Mais nous, disciples de Christ, n’avons pas le droit de nous taire.
En réalité, protestants et catholiques ne croient pas du tout les mêmes choses.

Nous ne sommes pas catholiques parce que, pour nous, la Bible est la seule autorité en matière de foi et de morale. Il est important de noter « la seule autorité ». En effet un catholique peut aussi dire qu’il lit la Bible et y croit. C’est vrai, mais pas seulement la Bible. En effet à côté de l’Écriture il a une autre autorité : la tradition constituée par les dogmes ajoutés au cours des siècles. Or Jésus a bien mis en garde contre la tradition qui supplante les Écritures parce que, pour finir, cette tradition fait autorité. Elle remplace et annule la Parole de Dieu.
Jésus a dit aux pharisiens des paroles qui restent toujours d’actualité : « Vous abandonnez le commandement de Dieu et vous observez la tradition des hommes. Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu pour garder votre tradition. Vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition que vous avez établie. » (Marc 7:8-9).
Les choses ne sont donc pas nouvelles. Les pharisiens avaient la Parole de Dieu et les textes de Moïse. Mais à côté de ces textes, ils ajoutaient à un tel point qu’ils annulaient la Parole de Dieu. Seule restait alors la tradition, la Parole de Dieu étant piétinée.
La véritable raison pour laquelle nous ne sommes pas catholiques est claire : nous n’avons pas à côté de la Bible une autre autorité. Nous ne supplantons pas l’Écriture par une quelconque tradition ou un ouvrage de référence rédigé par qui que ce soit.
Nous n’ajoutons pas à la Parole de Dieu des dogmes de Martin Luther, de Jean Calvin ou d’un autre réformateur. La Bible est la seule autorité qui définit notre foi et notre morale. Par ce principe s’expliquent toutes les différences. Nous ne voulons pas être idolâtres. Nos églises protestantes sont dépouillées. Elles ne contiennent pas de statues. Certains catholiques rétorqueront que cela n’existe plus dans leur église. C’est faux ! Dans toutes leurs églises trônent encore les idoles.
Jean-Paul II lui-même a montré le mauvais exemple en allant plusieurs fois s’agenouiller et se prosterner à Fatima devant la statue de la vierge. Faut-il rappeler que ce pape a fait incruster dans la couronne de la statue de la vierge de Fatima la balle extraite de son ventre lors de l’attentat de Rome, pour la remercier de l’avoir sauvé. On ne remercie donc plus Dieu mais la vierge.
La parole des hommes supplante l’Écriture sainte. Les dogmes ajoutés et la tradition suppriment ainsi la Parole de Dieu. Sur le cercueil de Jean-Paul II était gravée la lettre M de Marie. C’est de l’idolâtrie. Ce pape était un grand adorateur de Marie. Il a ainsi montré le mauvais exemple à toute l’Église. Nous croyons et nous nous prosternons devant un seul Dieu.
La Bible est la seule autorité qui définit notre foi et notre morale.

Nous prions un seul Dieu parce que la Parole de Dieu fait autorité et nous enseigne l’adoration d’un seul Dieu. Nous voulons respecter la Parole de Dieu déclare : « Tu ne te feras pas de statue. Tu ne te prosterneras pas devant elles, tu ne leur rendras pas un culte. » (Exode 20.4)
Pourquoi le chef de l’Église catholique a-t-il osé annuler la Parole de Dieu pour la remplacer par la parole des hommes, par la tradition de l’Église romaine ? Nous sommes étonnés du contraste entre les réactions d’aujourd’hui face à l’idolâtrie et l’enseignement de l’Écriture qui dénonce cette même idolâtrie. En parlant de la conversion des Thessaloniciens, l’apôtre dit : « On raconte comment vous vous êtes convertis à Dieu en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts. » (1 Thessaloniciens 1:9). La véritable foi s’exprime dans le refus de l’idolâtrie, le rejet des idoles.
Le second commandement qui condamne l’idolâtrie est étonnement resté dans les traductions catholiques de la Bible. Mais il a disparu des catéchismes ! Ainsi donc, tous les enfants qui suivront le catéchisme à l’école ne sauront pas que Dieu a interdit l’idolâtrie. Pourquoi oser remplacer la Parole de Dieu par la parole des hommes ?
Les réformateurs du 16e siècle ont bien compris ce qui les séparait de Rome : l’autorité de la Parole de Dieu. Leur combat consistait à ramener l’Église à la seule autorité de la Parole. Ils ne souhaitaient pas quitter l’Église, ni créer de schisme. Mais Rome n’a jamais voulu bouger, changer ses dogmes et revenir à la Parole de Dieu. Les réformateurs ont alors été chassés de l’Église catholique dont les chefs ont voulu garder la tradition et la parole des hommes pour supplanter la Parole de Dieu. La Réforme avait notamment choisi comme devise : « l’Écriture seule ». Nous ne sommes pas catholiques parce qu’il n’y a pas pour nous d’autre autorité que la Parole de Dieu.
Ainsi est née la doctrine du purgatoire (ce lieu entre l’enfer et le paradis où le croyant pourrait payer lui-même la dette de son péché). Aucun texte biblique ne vient à l’appui de cette doctrine monstrueuse. Des millions de croyants catholiques ont été trompés par leur Église parce qu’ils ont cru la parole des hommes sur la Parole de Dieu.
La doctrine de l’Immaculée Conception est aussi monstrueuse. Ce dogme affirme en fait que Marie a été préservée du péché originel et n’a jamais péché contre Dieu. L’Écriture enseigne que seul Jésus a paru sur cette terre sans péché. Aucun texte biblique n’ose affirmer une telle chose sur Marie. Ce qui est inconcevable aujourd’hui au nom de la tolérance c’est qu’il nous est recommandé de nous taire. L’esprit de ce siècle prétend que, sous le couvert de la tolérance, il faut laisser la Parole de Dieu se recouvrir par des paroles d’hommes que l’on ajoute depuis des siècles. Ce n’est pas une question de tolérance. C’est un péché.
Il y a encore beaucoup d’autres raisons : le dogme de l’infaillibilité pontificale, les textes de Vatican II qui préparent un nouveau dogme selon lequel Marie est corédemptrice, ce qui signifie que Marie participerait à la rédemption du monde ! Mais le plus important est de réaliser que le salut ne réside pas dans le fait d’être catholique ou protestant.
L’essentiel est d’être converti, de devenir une nouvelle créature en Jésus-Christ, d’être né de nouveau, de connaître la repentance dans son coeur pour ses propres péchés, d’accueillir Jésus-Christ dans sa vie. Il est la vie. « Celui qui a le Christ a la vie ; celui qui n’a pas le Christ n’a pas la vie. » (1 Jean 5:12).

Par Philippe Hubinon
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