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« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1 Tm 4:1-2)

« Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu »(Mat 10 :26)

(l’évêque anglican Tony Palmer)

« Les protestants considèrent aujourd’hui le catholicisme avec beaucoup plus de faveur qu’autrefois. Dans les contrées où le catholicisme ne domine pas et où les adeptes de la papauté sont conciliants, dans le but d’acquérir de l’influence, on remarque une indifférence croissante à l’égard des doctrines qui séparent les églises réformées de la hiérarchie papale ; l’opinion se répand, qu’après tout, nous ne différons pas tellement, sur les points vitaux, qu’on ne l’a supposé, et qu’une petite concession de notre part nous mettra en meilleure intelligence avec Rome. Il fut un temps où les protestants estimaient hautement la liberté de conscience qu’ils avaient acquise à un si grand prix. Ils enseignaient à leurs enfants à détester la papauté et ils estimaient que rechercher d’être d’accord avec Rome serait un acte de trahison envers Dieu.

Mais combien différents ne sont pas les sentiments que l’on exprime maintenant !

Les défenseurs de la papauté disent qu’on lui a fait du tort ; et le monde protestant est enclin à accepter ce dire. Bien des gens avancent qu’il est injuste de juger l’église romaine de nos jours par les abominations et les absurdités qui signalèrent son règne pendant les siècles d’ignorance et d’obscurité. Ils mettent ses horribles cruautés sur le compte de la barbarie de l’époque et prétendent que la civilisation moderne a changé ses sentiments.

Ces personnes ont-elles oublié la prétention à l’infaillibilité que ce pouvoir hautain avance depuis huit cents ans ? Loin de se relâcher de cette prétention, l’église du dix-neuvième siècle l’affirme plus positivement que jamais. Comme Rome prétend ‘n’avoir jamais erré, et ne pouvoir jamais errer’, comment peut-elle renoncer aux principes qui ont dirigé sa conduite dans les siècles passés ?

L’église catholique ne cédera jamais ses prétentions à l’infaillibilité. Tout ce qu’elle a fait en persécutant ceux qui rejetaient ses dogmes, elle le tient pour juste. Ne répèterait-elle pas les mêmes actes, si l’occasion s’en présentait ? Que viennent à tomber les restrictions qui lui sont actuellement imposées par les gouvernements ; que Rome vienne à retrouver son ancienne puissance, et l’on ne tardera pas à voir se réveiller son esprit tyrannique et ses persécution. »

Ces lignes, extraites du monumental ouvrage « La tragédie des siècles » paru en 1888, furent écrites par la chrétienne adventiste Ellen Gould White, revivaliste américaine, fondatrice avec son époux James White de l’Église adventiste. Elles ont une portée prophétique d’importance en ce sens qu’elle nous avertissent déjà de cette recherche presque effrénée de l’union entre l’église de Rome et les églises non-catholiques, et particulièrement les églises issues de la Réforme, ce que nous appelons œcuménisme religieux, tête de pont de la future mais néanmoins très prochaine religion mondiale.

Nous avons déjà écrit au sujet du Conseil Mondial des Églises (Conseil Œcuménique des Églises COE), fondé en 1948, qui œuvre de manière intense pour la réunification des dénominations dites chrétiennes. Elle travaille aussi très discrètement pour « tendre la main » aux religions non-chrétiennes (bouddhisme et islam).

En juillet 2014, l’évêque anglican Antony Joseph(Tony) Palmer décédait tragiquement des suites d’un accident de moto.

Auparavant, le 24 janvier 2014, au cours d’une sorte de grand rassemblement de dirigeants évangelico-pentecôtiste charismatique aux États-Unis, sous la houlette du pasteur Kenneth Copeland, Tony Palmer, dans un discours grandiloquent, se faisait le chantre de la réunification des églises évangéliques dans le giron de la « sainte Mère » église de Rome, affirmant, non sans un certain aplomb, que nous sommes tous des catholiques puisque le mot  catholique signifie universel, ce qui en soi n’est pas complètement faux, mais il est tout de même dangereux, dans le contexte actuel, de faire ce rapprochement, même si l’étymologie nous le permet…

Au cours de cette « grand’messe » de l’universalisme religieux, Palmer a fait diffuser un message vidéo, capté de son téléphone portable, du pape actuel François, qui invite de manière quelque peu « larmoyante » et courtisane, tous les chrétiens de nature protestante à revenir vers Rome, et ainsi effacer les quelques siècles de « malentendus » et de divisions très préjudiciables à l’amour fraternel entre les chrétiens.

Quand on sait que plus de 60 millions de personnes ont été persécutées et mises à mort pour ne pas avoir renié leur Sauveur Jésus-Christ, le terme de « malentendu » est une grossière insulte à la mémoire de tous ces courageux hommes et femmes qui ont refusé de blasphémer et d’apostasier. Mais on sait bien hélas que le Vatican n’est pas très disposé à reconnaître tous ces crimes odieux qui ont largement entaché sa crédibilité au cours des siècles qui ont suivi jusqu’à nos jours.

Mais qui est donc cet évêque Tony Palmer ?

Tony Palmer était évêque charismatique de la Communion of Evangelical Episcopal Churches, un mouvement qui s’est inspiré de la “voie médiane” de l’Anglicanisme classique et qui se considère lui-même comme une composante du Convergence Movement. Il était l’un des principaux promoteurs du dialogue entre évangéliques et catholiques. Depuis son élection, le pape était devenu un ami intime de Palmer avec lequel il avait eu des entretiens sur ce cheval de bataille de la réunification des églises chrétiennes.

Dans son discours de janvier 2014 il pose la question suivante : « Frères et sœurs, la protestation de Luther est terminée. Et la vôtre ? »Il décrète que, depuis l’accord sur la Justification par la Foi signée en 1999 avec les Luthériens et les Méthodistes, le Protestantisme n’a plus de raison d’être.

Ce qu’il oublie (ou feint d’oublier) c’est que cette « protestation » ne fut pas seulement l’apanage de Luther, mais que beaucoup d’autres ont suivi et ont même approfondi cette protestation. Certes Luther a été l’élément déclenchant mais le protestantisme a gagné du terrain de façon formidable dans toute l’Europe. C’est d’ailleurs en réaction à cette vague énorme qu’est apparu le mouvement des « lumières » au 18è siècle pour tenter d’opposer aux tenants de la « Sola scriptura » les déesses Raison et Tolérance qui ont plongé le monde entier, et en particulier la France et l’Europe, avec le soutien des Jésuites et d’une certaine frange de la papauté notamment, dans les ténèbres les plus épaisses qui soient.

Dans un autre message vidéo, Palmer accusera même les protestants d’être des « racistes spirituels » !!!

Dieu juge, et son jugement est sans appel.

«  Et toute la terre était dans l’admiration derrière la Bête » (Ap 13 :3)

Palmer fut, sans contredit, un « empereur évangélique » qui pensait bien à tort, que l’Église de Jésus-Christ avait besoin d’être unie par des moyens humains et charnels et surtout, de « se remettre avec les infidèles sous un joug étranger » !

Il n’est pas le seul…

Cet œcuménisme des derniers temps est très largement partagé par plus d’un de ces prédicateurs d’injustice, dont les messages insidieux font florès dans la sphère politico-religieuse de notre époque. Ce syndrome de l’unification, qui se voit aussi dans les façons de se comporter de ces « hommes de Dieu », leurs manies vestimentaires qui copient exactement à s’y méprendre, les uniformes des prêtres, évêques et cardinaux catholiques, tout cela vise à confondre et à mélanger habilement les différents courants spirituels, à semer la confusion dans l’esprit des chrétiens mal affermis.

Notre travail est de dénoncer les œuvres infructueuses des ténèbres et de les condamner. D’aucuns nous diront : « mais de quel droit le faites-vous ? Vous croyez-vous meilleurs que les autres ? C’est cela l’amour ? » Etc…

Non, nous ne sommes pas meilleurs que les autres, et si nous dénonçons c’est justement par amour pour la vérité premièrement et par amour pour nos frères et sœurs qui sont tombés ou qui menacent de tomber dans ce piège mortel. Nous ne sommes pas Dieu mais nous faisons ce que la Parole de Dieu nous demande de faire. Témoin ce verset :

« Reprenez les uns, ceux qui contestent ; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. »(Jude 22-23)

D’autres personnages du monde évangélique sont aussi des « empereurs » en ce sens qu’ils affirment haut et fort ce que l’Eglise n’est pas et devrait être ; ils s’érigent en véritables dictateurs, à l’instar du pape romain, et bien sûr, s’attirent fatalement les sympathies (plus ou moins hypocrites) du monde des dirigeants et gouvernants, et de beaucoup de chrétiens et non chrétiens (alors que l’Eglise ne devrait pas trop frayer avec le monde et chercher à lui ressembler…)

Richard D. Warren est aussi l’un de ceux-là :

Richard D. (dit « Rick ») Warren (né le 28 janvier 1954) est le pasteur fondateur et principal de l’église de Saddleback (en) à Lake Forest en Californie. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages chrétiens, notamment The Purpose Driven Life, « L’Église, une passion, une vision » et une figure majeure (et controversée) parmi les Baptistes du Sud aux États-Unis.

Warren fut invité à prendre la parole dans divers forums nationaux et internationaux, entre autres les Nations unies, le Forum économique mondial de Davosl’Union africaine, le Council of Foreign Relations (États-Unis), la Kennedy School of Government (de l’Université Harvard), et le Sommet mondial de la santé du Time Magazine. Il est également le signataire d’une déclaration au sujet de l’Initiative sur le réchauffement climatique.

(Source : Wikipédia)

Warren a revendiqué être membre du Council of Foreign Relations-CFR- organisme quasi secret mondialiste fondé par David Rockefeller, qui dicte directement ses ordres au gouvernement américain, et un bon ami du président G. W. Bush, ainsi que de l’un des plus hauts Généraux du Pentagone.

L’influence de Warren dans le monde des affaires et même dans l’humanitaire n’est plus à démontrer, puisqu’il a été nommé l’un des 25 meilleurs leaders d’Amérique, d’après un article du U.S News and World Report du 31 octobre 2005, et élu parmi les « 15 leaders mondiaux qui ont le plus compté en 2005 ».

Le 20 janvier 2009, Warren prononcera une prière lors de la cérémonie d’investiture du 44ème président des États-Unis, Barack Obama. Notons au passage que le Président n’a pas pour autant renié ses racines musulmanes, ce qui veut bien dire que Warren n’a cure des croyances puisqu’il s’ingénie à tisser des liens de « fraternité » entre toutes les religions de cette terre, particulièrement avec l’islam et le catholicisme. Il enfonce le clou en mars 2013 en affirmant qu’il a décidé de prier et jeûner pour l’élection du nouveau pape catholique successeur de Benoît XVI démissionnaire. Il demandera d’ailleurs aux 800.000 abonnés de son réseau social Twitter de le soutenir dans cette entreprise.

Est-ce un malheureux hasard ? Quelques semaines après cette déclaration de soutien à l’élection du futur pape, en avril 2013, un des fils de Warren, Matthew, se suicide par arme à feu à l’âge de 27 ans, après des années de dépression et de désordres mentaux.

Toute la théologie de Rick Warren tient dans ses deux best-seller vendus à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires dans le monde « L’Église, une passion, une vision » et « Une vie, une passion, une destinée ».

Beaucoup de pasteurs protestants charismatiques, et même de catholiques du monde entier ont trouvé dans ces écrits des sources d’inspiration pour leurs ministères.

Hélas, comme nous l’étudierons plus tard dans un prochain article, les fruits de cette théologie ne sont que pourriture…

(à suivre…)

 « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point. » (2 Pi 2:1-3)

Source: http://www.michelledastier.com/les-nouveaux-empereurs-evangeliques-2eme-partie-par-michel-andre/

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